2018 : quel bilan pour les investissements internationaux en France ? [en]

1 323 décisions d’investissement ont été recensées en 2018, soit une hausse de 2% par rapport à 2017 (1 298). L’an dernier en France 25 décisions d’investissement ont été prises en moyenne chaque semaine. Dathena, une start up singapourienne innovante, spécialisée dans le domaine des Big Data et de la gouvernance des données, a par exemple décidé d’ouvrir un centre de R&D dans le domaine de l’intelligence artificielle à Paris (Ile-de-France). Une vingtaine d’emplois sera ainsi créée.

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30 302 emplois ont été créés ou maintenus en 2018 quand ils étaient 33 489 en 2017. Ce résultat s’explique par la diminution du nombre d’emplois sauvegardés lors de reprise (-4 000 emplois) dû à la baisse du nombre de sites en difficulté (-25%). %). Parmi ces postes, on compte 6000 emplois dépendant des 200 entreprises contrôlées par un investisseur issu de l’ASEAN ou néozélandais. Nous pouvons citer l’exemple du groupe singapourien CapitalLand Limited (Citadones) qui emploie 600 à 700 personnes en France. De plus, 11 investissements singapouriens, thaïlandais, vietnamiens ou néozélandais ont été actés en 2018, créant ou maintenant 165 postes.

En revanche, Les décisions de nouvelles implantations ont progressé de 14% en 2018, on compte 741 décisions contre les 651 prises en 2017, représentant ainsi plus de la moitié des investissements (56%). L’accroissement des décisions d’ouverture de nouvelles implantations reflète le renforcement de l’attractivité du territoire.

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Les extensions de projets existants, au nombre de 500, ont créés 15 588 emplois (soit 50% de l’ensemble des emplois créés par les investissements étrangers) en 2018 contre 551 projets et 12 855 emplois en 2017. A noter que 78% des activités de production correspondent à des extensions.

Les entreprises étrangères continuent à investir dans des activités de production : 320 projets ont généré 11 295 créations ou maintiens d’emplois en 2018. Premières contributrices à l’emploi, ces activités représentent 37% de l’emploi total et le quart de l’ensemble des investissements. Cependant, la majorité investissements de l’ASEAN se répartissent principalement dans le secteur des énergies (2 projets ; 68 emplois), le tourisme (2 projets, 39 emplois), l’informatique et les services d’Information et de Communication (2 projets, 30 emplois). La plupart de ces projets sont implantés en Île de France (5 projets) et en Occitanie (3projets)

« L’amélioration de l’image de la France se traduit par des investissements importants dans les activités industrielles. Témoins de la dynamique des firmes multinationales étrangères dans l’industrie : Collins Aerospace, leader mondial américain des systèmes et solutions technologiques pour le secteur de l’aéronautique, a investi plus de 18 millions d’euros en Occitanie ; l’entreprise canadienne Robotiq, qui conçoit et fabrique des composants pour robots collaboratifs (mains robotiques), qui s’implante à Lyon pour rayonner en Europe ; ou encore le groupe agroalimentaire japonais Takara Foods, a annoncé l’implantation d’une usine de fabrication de « ramen » pour un investissement de 1,6 millions d’euros et bien d’autres encore », souligne Christophe Lecourtier.

Les décisions d’investissements dans les fonctions de R&D, ingénierie et design sont en constante progression +3%, soit 129 projets et 2 793 emplois en 2018 contre 2 282 en 2017. Notons les investissements en R&D correspondent à 58% à l’implantation de nouveaux centres. Les entreprises américaines se distinguent par leur implication : elles sont à l’origine de plus du quart des décisions recensées dans cette fonction et de 21 % de l’emploi associé. Concernant l’ASEAN, 5 projets, dont dépendent, 51 emplois, ont été lancés en 2018 mais il s’agit de prendre aussi en considération les 5 projets et 104 postes résultant des investissements dans des centres de décisions en France.

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« A l’échelle mondiale, la France confirme qu’elle joue dans la cour des grands en matière d’innovation. Les activités de R&D ont progressé de +9% depuis 5 ans en taux de croissance annuelle moyenne, et représentent désormais 10% de l’ensemble des investissements. Chaque année, les géants mondiaux de la Tech (Cisco, Google, Facebook...) renforcent leur présence dans l’hexagone », confirme Pascal Cagni.

Les investissements européens restent prédominants : 61% des investissements étrangers créateurs d’emploi en France proviennent d’Europe, contre 58% en 2017. Les principaux pays investisseurs en 2018 sont les entreprises américaines avec 18% (même niveau que 2017), suivies des entreprises allemandes avec 14% et britanniques avec 9%.

Les plus fortes croissances concernent en 2018 : le Royaume-Uni qui augmente ses investissements de 33% pour 2018 notamment dans les secteurs du conseil, de l’ingénierie, des logiciels et prestations informatiques ainsi que dans les services financiers et la Suisse, dont les investissements ont progressé de 22%, dynamique qui résulte d’une hausse de 57% des décisions d’investissements dans les activités de production.

La répartition des projets rend compte à la fois de la force d’attraction des grandes métropoles. En termes de projets, l’Ile-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes, les Hauts-de-France, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie et le Grand-Est accueillent les trois-quarts des décisions d’investissement.

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Néanmoins, les décisions d’investissements ne se concentrent pas dans les très grandes agglomérations. En effet, 40 % des projets sont localisés dans des agglomérations de moins de 200 000 habitants.

« Je salue l’implication des équipes de Business France et leur étroite collaboration avec nos partenaires en régions, qui ont permis d’être à l’origine de plus de deux projets sur trois, sur la totalité des projets d’investissements internationaux pour l’année 2018 », précise Christophe Lecourtier.

Business France est l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française. Elle est chargée du développement international des entreprises et de leurs exportations, ainsi que de la prospection et de l’accueil des investissements internationaux en France.

Elle promeut l’attractivité et l’image économique de la France, de ses entreprises et de ses territoires. Elle gère et développe le V.I.E (Volontariat International en Entreprise).
Business France dispose de 1 500 collaborateurs situés en France et dans 58 pays.
Elle s’appuie sur un réseau de partenaires.

Depuis janvier 2019, dans le cadre de la réforme du dispositif public d’accompagnement à l’export, Business France a concédé l’accompagnement des PME et ETI françaises à des partenaires privés sur les marchés suivants : Belgique, Hongrie, Maroc, Norvège, Philippines et Singapour.

Dernière modification : 09/04/2019

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